Mes outils de course

Pour courir, il faut des pieds et des jambes. Je les ai. Ça commence bien!

Ensuite, il faut un terrain de course. Je n’ai pas d’argent, donc pas de voiture, ce qui fait que mes options sont limitées à mon environnement immédiat. J’habite Longueuil, alors il y a deux ou trois endroits principaux ou courir pour que cela vaille la peine:

1) Le parc Michel-Chartrand et son voisin, le Boisé du Tremblay

2) Le Mont Royal et ses sentiers

3) J’ajoute le pont Jacques-Cartier

Ensuite, il faut des périodes pour courir. Comme je travaille à Montréal, et que j’essaye d’être efficace dans mon usage du temps, je cours pour aller au travail, ainsi que pour en revenir, le soir. Au moins 5 fois par semaine. Ou plutôt, cela me donne une course le matin, et une autre le soir.

L’été c’est bien, car je peux courir de ma résidence de Longueuil et emprunter le pont Jacques Cartier, pour enfiler Ste-Catherine direction ouest, et arriver au travail, 10 km plus loin. Et l’inverse le soir. Parfois, j’emprunte une autre voie, passant par le Vieux-Montréal, puis la piste cyclable devant le village de l’Expo, puis le pont de la Concorde, le parc Jean Drapeau et la traverse de l’écluse du pont Victoria et enfin, direction est sur Riverside; un beau petit 15 km.

L’hiver, ça se complique: le pont et l’écluse sont fermés… Donc je me rends au métro de Longueuil (2,75 ou 4,50 km), et selon mon humeur, et mon impression de forme, je débarque au parc Jean Drapeau pour me rendre au travail (7 km plus loin) ou je débarque au métro Berri pour faire 2 à 5 km de plus. Ça, c’est pour l’aller surtout.

Pour le retour en hiver, ça se corse un peu. Je vais prendre plaisir à aller courir sur le Mont Royal, et allonger ma course en y insérant des ascensions, de 400 à 600 mètres sur un 15 km.

Ce sont là mes outils principaux de course à pied.

Mais ce n’est pas tout.


 

L’été dernier, j’ai rencontré Joan Roch (http://joanroch.com), lors d’un petit atelier sur la course à pied d’hiver, lors d’une course MEC. Joan est une personne reconnue dans le milieu de l’ultra au Québec, et probablement au-delà de nos frontières. Son blog est à lire, ne serait-ce que pour rencontrer le personnage.

Lors de notre rencontre, je lui parlais de ma lecture du livre Hal Koerner’s Field Guide To Ultrarunning (chez VéloPress) que j’avais trouvé particulièrement intéressant et que je recommande à toute personne qui s’intéresse au sujet. Le livre est bien fait et servira de guide, inspiré d’expériences réelles, pour comprendre et effectuer un ultra. Mais il y manque quelque chose de primordial: il n’y a rien concernant la préparation d’un ultra. Oh, il y a un plan d’entraînement de course, mais comme la préface de Scott Jurek le dit si bien: « As comprehensively covered as the topics are, I have to admit to being a little disappointed he hasn’t included a section on preparing for and recovering from extensive post-race festivities. »

En fait, le peu que nous savons sur sa méthode d’entraînement se résume dans cet article: http://www.runnersworld.com/print/226771

C’est vraiment peu de la part d’un homme qui fait souvent la manchette… D’autres bribes ici: http://running.competitor.com/2014/08/trail-running/ultra-experienced-5-questions-with-hal-koerner_111876

Quant à Joan, son entrainement est si particulier que je préfère que vous lisiez son blog pour mieux comprendre. Je ne critique pas; mais son programme est limité à courir 2 fois 10 km par jour sur semaine, et se reposer durant la fin de semaine.

Mais Joan est très généreux de sa personne. Alors que nous parlions du livre de Koerner, il m’a suggéré le livre de Steve House et Scott Johnston « Training For The New Alpinism: A Manual For The Climber As An Athlete« . Que c’est donc une lecture intéressante! Cela m’a ouvert l’esprit à plus d’un titre. Mais pourquoi un livre sur l’entraînement en alpinisme pour des ultra???

On pourrait penser que c’est à cause des bonnes pentes? Oui, un peu, mais pas vraiment…

On pourrait penser que c’est à cause que ça se passe ne pleine nature? Non, pas vraiment ça non plus…

En fait, c’est que l’escalade exige une structure de dépense d’énergie semblable à celle dépensée lors d’un ultra. On parle ici d’endurance, n’est-ce pas? Or, en escalade, l’athlète emporte avec lui une masse équivalente à 35-45% de sa masse corporelle pour une période prolongée, à un angle plus près de la verticale que de l’horizontale, et demande donc de bonnes jambes et un tronc assez fort, mais sans être lourd. Autrement dit, exploiter la masse musculaire pour la plus grande efficacité possible, sans augmenter la masse de celle-ci, et avec une dépense énergétique minimale, soit à partir des fibres musculaires à décharge lente. Plus là-dessus me concernant plus tard.

Alors j’ai aussi un sac à dos comfortable dans lequel j’apporte mes lunchs, des vêtements, mais aussi de la masse supplémentaire.

Et j’ai aussi une barre pour faire des pull-ups, accrochée au cadre de porte.

Enfin, j’ai aussi un ipod shuffle, et des plages musicales de Heavy Métal

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