Mes outils d’entraînement (2)

Dans un autre affichage, je parlais de mes outils d’entraînement. En fait, il s’agissait des éléments de base (pieds, jambes, un bouquin, un sac à dos et la musique). Bien sûr qu’il y en a d’autres, tels les chaussures. En fait, peut-être faut-il parler de la combinaison chaussure-chaussette…

En partant, quand on sait pas de quoi il s’agit, on s’informe. Et quand on parle de chaussures de course à pied, c’est difficile de s’informer. D’abord, tous le monde a une opinion sur le bon type de chaussure. Ensuite, il y a la mode qui est issue de « dernières recherches » ou d’impulsions de marketing pour se démarquer d’un marché assez surchargé. Il y a aussi les débats de scientifiques ou d’opinion entre experts et pseudo-experts. Sans compter la technique de course qui aura une importance primordiale sur le type de chaussure, et aussi, le terrain de course…

Tout de suite, je vous dit que je n’y connais rien en chaussures de course à pied. Ce n’est pas moi qui va commencer à dire qu’un tel ou tel autre a raison ou tord. Ce n’est pas moi qui pourrais vous dire ce dont vous avez besoin. Ce qui suit ici n’a rien à voir avec une recommandation de quelque sorte que ce soit, mais bien plus à voir avec mes réflexions à propos des chaussures que j’ai essayé qui me vont bien au pied, considérant ce que je fais comme travail. Alors voici:

photo

De gauche à droite:

ASICS Cumulus Gel 12: 1200 km (retirées)

ASICS Cumulus Gel 15: 1098 km (retirées)

ASICS Cumulus Gel DS Trainer Neutral: 1037 km (bientôt à la retraite)

ASICS Cumulus Gel DS Trainer: 236 km (probablement destinées à la poubelle déjà)

La Sportiva Helios: 780 km

La Sportiva Helios: 362 km

 

Passé 1000 km, c’est difficile de courir avec des chaussures de course à pied, pour 2 raisons majeures: l’usure de la semelle, et l’usure du revêtement intérieur. Pas impossible, mais plus difficile.

Les ASICS, en général passé 750 km, m’ont donné des blessures au tendon d’Achille. Le tendon d’Achille est en contact direct avec l’arrière de la chaussure, autant que la plante du pied l’est avec la semelle. Ce contact peut exercer une grande pression, et exacerber l’usure tant de la chaussure que du tendon. Mais quand l’usure est prononcée sur la chaussure, l’impact sur mon tendon est assez important pour devenir douloureux. Les photos ci-dessous sont assez explicites:
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Je dois dire que je j’ai beaucoup aimé les ASICS pour leur confort en général. Sans donner l’impression d’être des pantoufles, mon pied me semblait comfortable. Par contre, le tissu mesh sur le dessus est relativement fragile, et use rapidement par l’intérieur, probablement par la pression des orteils (surtout le gros). Par contre, c’est vrai que ça respire bien (et c’est important que l’humidité soit dégagée rapidement). Mais l’usure au tendon d’Achille ne m’a pas fait de cadeau, et arrive généralement au pied droit. Possible qu’il y ai là un effet relatif à ma posture de course de l’époque. Par contre, les ASICS Cumulus Gel DS Trainer me déçoivent beaucoup; autant sont-elles vraiment confortables, autant l’usure vraiment très prématurée (dernière photo, ci-haut) m’étonne et me frustre.

Je n’ai pas ce problème avec les La Sportiva Helios. Effectivement, pas de problèmes d’usure à l’intérieur. Je les trouve bien plus confortables d’ailleurs (effet pantoufle assez fort).  Par contre, ce sont des chaussures dont la semelle est bien plus mince (probablement de type minimaliste), et qui exige donc une très bonne posture de course (le devant du pied touche au sol sous le centre de gravité), sinon, le talon absorbe le choc et occasionnera des blessures.

Bien sûr, la distance parcourue à date avec les Helios est moindre. La plus vieille des deux paires est endommagée. Conseil; ne pas faire sécher trop près d’un calorifère, sinon ça donne ça:

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Cela dit, n’eut été de cet incident, je pense que j’aurais pu pousser facilement à 1000 km l’usure de la plus vieille paire d’Hélios. Le danger de courir avec cette paire-là est que la déformation à la semelle rapetisse l’espace aux orteils au pied gauche, ce qui modifie ma posture subtilement. C’est certain que le corps s’adapte aux changements mais il y a une limite; disons que je les garde pour des courses plus courtes (10 km ou moins).

Ci-dessous, une comparaison des semelles de ces chaussures, soit 780 km à gauche (environ 75% de neige) et 362 km à droite (95% de neige):

photo 6   Pas beaucoup de différences pour le moment. Mais la qualité agrippante de la plus vieille paire se fait sentir déjà, notamment lorsque je grimpe les sentiers du Mont Royal. Les plus perspicaces parmi vous auront constaté que le talon de la chaussure de gauche est assez usée; il arrive que je marche avec ces chaussures et mon talon traine toujours un peu.

Les ASICS ayant une semelle avec peu de traces, peuvent être utilisées plus longtemps sur des surfaces plus rugueuses comme le béton et l’asphalte. Les Hélios trahissent leur secteur d’activité, soit les sentiers, ce qui limite leur usage en ville. Par contre, comme chaussure d’hiver, elles sont formidables.

Elles sont formidables pour l’hiver parce qu’elles respirent. Et cette respiration est essentielle, selon mon expérience, car les pieds sont la partie du corps qui suerait le plus. Il faut donc que cette humidité puisse être dégagée le plus rapidement possible afin d’éviter l’accumulation de liquide qui favoriserait une perte de chaleur importante et ferait geler des pieds.

Malgré cela, c’est l’hiver, et qui dit respirer, dit exposition au froid; c’est là que les chaussettes ont un rôle important à jouer. D’une part, elles procurent un volume ou peut s’accumuler l’air ambiant qui servira de tampon thermique avec l’extérieur, et d’autre part, procure un amortissement additionnel.

Je sais ce que plusieurs recommandent: une chaussette permettant le transport vers l’extérieur de l’humidité, généralement en matière synthétique, et une chaussette plus chaude par-dessus, pour permettre la création de cette zone tampon. Pour ma part, je n’utilise qu’une couche de chaussette: des chaussettes de laine de mérinos. Elles sont confortables, donnent un bon amortissement et assez épaisse pour permettre cette zone tampon. De plus, elles gardent leur volume malgré plusieurs usages. J’ai couru tout l’hiver avec cette combinaison: Hélios et chaussette de mérinos. Même les pieds mouillés, je n’ai pas gelé une seule fois. Et pourtant, février a été le mois le plus froid en 115 ans mais cela n’a pas eu d’impact sur mes courses.

Encore une fois, et malgré que cet affichage semble prendre l’allure d’une pub pour La Sportiva Hélios,  il démontre plutôt mon expérience très limitée relativement aux chaussures de course à pied. $ paires de chaussures de route, 2 paires de chaussures de sentier, c’est loin de faire de moi un expert en la matière! Mais j’ai beaucoup appris: ma posture s’est améliorée avec l’expérience de chaussures appropriées, j’ai appris le plaisir de courir en sentier avec une chaussure adéquate à cette activité, et j’ai eu la chance d’avoir une excellente chaussure avec une excellente chaussette pour vivre un très bel hiver de course à pied.

Aujourd’hui, nous sommes le 1er mars. Le printemps est à nos portes, et d’autres conditions de route vont se pointer: neige fondante, eaux sales, boues à demi gelées, amplitudes thermiques plus élevées et davantage autour du zéro Celsius… Encore de belles conditions préparant à des défis à venir!

Chouette!

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