Cohones

CohonesSpanish slang for testicles, balls, nuts. Normally said in reference to someones bravery or « guts »

The American « tunnel rats » in Vietnam had some big cohones.
La mythologie masculine semble bâtie sur ces deux petites boules serties dans une « bourse », laquelle peut aussi représenter la richesse financière, l’investissement dans l’avenir, la pérennité. Plus on en a, plus on semble avoir de portée dans le temps et l’espace. Pourtant, trop grosses, et elles deviennent un handicap. Doublées, elles rappellent l’adage suivant:
Parmi les facteurs de croissance de ces excroissances, le succès. Le succès, quel qu’il soit à vrai dire: en amour, en affaires, à la guerre aux exploits, aux éclairs de génie, etc. L’appartenance à une caste primée par son exceptionnalité est probablement un autre contributeur à ce renflement.
Cette réflexion me vient après la lecture de cette page: 18 dumb things ultra-runners say.
Hier, un collègue m’expliquait qu’après avoir fait son 5 km de course, il s’est senti obligé d’ajouter que sa distance n’avait absolument rien à voir avec celles que je fais.
Un malaise s’est levé en moi. En fait, je suis probablement le pire porteur de « cohones » simplement en parlant de ce que je fait. Que voulez-vous? Je suis fier de moi! Je suis fier de ce que j’accomplis chaque jour, et le fait de courir seul fait que je ne me compare jamais vraiment avec un autre coureur. En fait, je ne me vois pas courir autrement que seul, mais le besoin d’être reconnu pour qui je suis l’emporte bien souvent.
Sauf que moi, je me vois évoluer dans cette activité, alors que les autres n’en entendent que parler, et toujours de moi.
Bon, OK: je ne peux pas passer mon temps à préserver l’estime de soi des autres. On ne peut pas vivre à marcher continuellement sur des oeufs, et penser qu’on en cassera jamais. Le fait est, je crois, que les relations se développent à partir de conflits, ou conflits potentiels et de leur résolution. Par ailleurs, si on ne peut créer de différence entre nous et les autres, on ne pourrait soutenir une individualité. Et sans individualité, pas de variété, et surtout, pas d’inspiration pour les autres.
Alors mon malaise, il vient d’ou? De mon besoin de diminuer mon accomplissement pour économiser mes relations, ou de communiquer mon appréciation de l’effort des autres relativement au mien?

Avoir des « cohones », du guts, ce n’est pas le propre des hommes. Les femmes en ont aussi. Ces « cohones » sont virtuelles, imaginaires, mais prennent réalité dans leurs accomplissements. Les accomplissements valident les efforts suivants, les motivent, les multiplient. Elles favorisent la compétition, le dépassement de nos propres limites, et parfois, pour ceux pour qui cela importe, celles de quelques autres.

Mais il y a toujours un plus fort que soi.
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